L'interview du Squat - Benjamin Isidore Juveneton

Tout a commencé avec de fausses lettres de ruptures envoyées à l'amour de sa vie : tous les soirs, il le quitte pour mieux le reconquérir dès le lendemain. Les lettres de Benjamin Isidore Juveneton sont devenues le blog Adieu et à demain. Le blog est devenu culte. Et peu à peu, ses mots ont grimpé sur nos murs Instagram, ont fleuri dans les rues de Paris et ont accroché les regards aux quatre coins du monde. Son squat pour My Little Paris, il en a fait une déclaration d'amour. Après, on a eu le temps de discuter : il nous a raconté l'effet que lui fait une page blanche, confié pourquoi Paris ressemble à sa soeur, et révélé quels étaient ses rêves de demain. Merci Benjamin !
 

 

Paris préféré ?
Le lundi matin. Quand tout est vide et se prépare au recommencement.

Paris détesté ?
Le Paris des files d’attentes. 

Paris perché?
Depuis les escalators du centre Pompidou où les toits de Paris s’offrent peu à peu.

Paris touriste ?
Le Paris gourmand. Je pourrais faire un guide des pâtisseries parisiennes.

Paris magique ?
Les premiers jours de soleil au printemps.

Paris la nuit ?
Sur le pont Alexandre III. Merveilleux à chaque fois.

Paris le matin ?
Dans mon quartier, aux Buttes Chaumont, en traversant le marché place des Fêtes.

Paris le dimanche ?
Dans le Marais bien sûr. Moins de vêtements, plus de gens.

Paris en musique ?
« La foule » sans doute aucun.

Paris poème ?
"Paris est une chorégraphie."

Paris en une phrase ?
« On se met en terrasse ? »

Paris, c’est comme…
… ma soeur, on finit toujours par se pardonner.



Tes débuts à Paris ?
Sur les murs, les sols et les plafonds de la Cité de la Mode et du Design.

Quel artiste es-tu ?
Je suis un artiste qui marche à l’envie. Multiforme. 

Comment travailles-tu ?
Je fais ce qui me plaît, quand il me plaît. Ça tient presque du coup de foudre journalier.

Quel est ton rapport aux mots ?
Je les aime, je les tricote et détricote. 

Quel effet te fait une page blanche ?
Je trouve la page blanche parfaite. Je suis toujours tenté de la laisser telle quelle. Immaculée.

Comment en es-tu venu à faire ce que tu fais aujourd’hui ?
Par amour.

Que souhaites-tu provoquer ?
Des émotions. Quelles qu’elles soient.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
La littérature, le cinéma, la musique, l’art, et surtout les gens. Une phrase volée dans le métro peut être le point de départ d’un texte.

Quels sont tes textes fétiches ?
Fragments d’un discours amoureux et En attendant Godot

Le meilleur conseil que l’on t’ait donné ?
« Fais ce que tu veux » Mais avec le recul, je crois que ce n’était pas sincère. (cynisme)

Ton plus grand succès ?
Aucun. Seulement des petites victoires. Suffisantes. Le succès m’effraie.

Ton dernier fou rire ?
Hier. Après avoir reçu un selfie de mon père. J’aime que les générations se mélangent.

Le cadeau que tu aimerais que l’on te fasse ?
La certitude.

Si tu devais changer de métier, que ferais-tu ?
Fleuriste.

Un projet fou que tu rêverais de réaliser ?
Ouvrir un lieu avec tout ce que j’aime dedans.

 


Retrouvez les mots de Benjamin Isidore sur son compte Instagram
Ou sur son blog, Adieu et à demain. Ou dans son livre, le Dictionnaire optimiste.

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