Insolite

Chasse à l'homme amoureuse

Chasse à l'homme amoureuse

Sophie Calle a encore frappé : pour sa nouvelle expo au Musée de la Chasse et de la Nature, notre artiste préférée a épluché des centaines de petites annonces, du Chasseur Français à Tinder, qu'elle classifie selon des critères qui évoluent au fil des époques : de " Pas pauvre " à " Pas loin ", la chasse amoureuse a bien changé. 
Pour cette expo en hommage à son père Bob Calle sur le thème de la chasse sous toutes ses formes,  elle a égrainé ses souvenirs dans les salles du musée à chaque fois que l'inspiration l'a frappée. A votre tour de chasser ses oeuvres.

L'exposition de Sophie Calle « Beau doublé, Monsieur le marquis ! », commence aujourd'hui au Musée de la Chasse et de la Nature , 62 rue des Archives, 75003 Paris, du mardi au dimanche de 11h à 18h, 8€ l'entrée

Vous connaissez Sophie Calle ? Filez à son expo. Vous ne la connaissez pas ?  Découvrez nos 5 oeuvres préférées 



« Mon nom est Sophie Calle. Vous êtes dans ma cabine téléphonique. Je suis seule à en connaître le numéro. Je le composerai régulièrement, mais de manière aléatoire, dans l'espoir d'avoir quelqu'un au bout du fil. » Ces quelques lignes sont gravées contre une cabine téléphonique perchée sur le Pont du Garigliano. Ainsi, à n’importe quel moment, elle peut composer le numéro et faire sonner le téléphone, qu’un passant du hasard finira par décrocher. S’ensuit une conversation sur rien, sur tout, sur lui, sur elle, de 3 secondes ou d’1 heure. 
“La Cabine téléphonique” 2006-2012



" Il y a des nuits indicibles. La nuit du 5 au 6 octobre 2002, je l’ai passée dans une chambre aménagée en haut de la Tour Eiffel. Au lit, à écouter, couchée dans des draps blancs, les inconnus qui se sont succédé à mon chevet. Racontez-moi une histoire pour que je ne m’endorme pas. Durée maximale souhaitée : 5 minutes. Prolongation si récit palpitant. Pas d’histoire, pas de visite. Si votre histoire m’a endormie, ayez l’obligeance de vous retirer discrètement et priez le gardien de me réveiller... Ils furent des centaines. "
Chambre avec vue, 2003


" J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par les mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J'ai demandé à 107 femmes - dont une à plumes et deux en bois - choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. À mon rythme. Prendre soin de moi. "
Prenez soin de vous, 2004-2007




" Ma mère est morte le 15 mars 2006. Quelques jours avant de perdre conscience, elle m’a confié un carton qui contenait ses journaux intimes. Seize carnets qu’elle a choisi de ne pas détruire. Ma mère n’était pas dupe de ce qui pourrait arriver si elle me les abandonnait. En juillet 2012 dans l’église des Célestins d’Avignon, j’ai lu pour la première fois en public les journaux de ma mère. Pour la seule fois. La lecture a duré vingt-deux heures au total. "
Rachel Monique. Journaux intimes, 2012




"J'ai demandé à des gens de m'accorder quelques heures de leur sommeil. De venir dormir dans mon lit. J’ai proposé à chacun un séjour de huit heures. L’occupation du lit a commencé le dimanche 1er avril 1979 à 17 heures et s’est terminée le lundi 9 avril à 10 heures."
Les dormeurs, 1979






Forwarder à un ami

Derniers articles

Top 5 Insolite

Instagram

Inscrivez-vous

gratuitement

Paris n'aura plus de secret pour vous